Canada › Empêcher un enfant de partir

Comment empêcher un enfant de quitter le Canada

Le Canada n'effectue pas de contrôles de sortie systématiques à ses frontières, il n'existe donc pas de « liste d'interdiction » unique à laquelle un parent pourrait simplement s'inscrire. Ce qui aide réellement, c'est une combinaison de mesures qu'un tribunal et le programme des passeports peuvent mettre en place : une ordonnance interdisant le départ, des contrôles de passeport et — en cas de risque réel et imminent — l'intervention de la police. Agissez tôt ; ces mesures prennent du temps à organiser.

Départ imminent avec votre enfant en ce moment même ? Contactez la police immédiatement et dites-leur que vous craignez un enlèvement international par un parent, puis parlez à un avocat familial d'une ordonnance d'urgence le jour même.

1. Une ordonnance du tribunal interdisant le départ

L'outil le plus important est une ordonnance du tribunal — souvent appelée ordonnance de non-déplacement — qui interdit à l'un ou l'autre parent d'emmener l'enfant hors du Canada (ou d'une province) sans le consentement écrit de l'autre ou l'autorisation du tribunal. Des clauses sur les voyages internationaux peuvent aussi être intégrées dans une ordonnance parentale. Un avocat peut demander une ordonnance urgente lorsque le risque est élevé. Le Canada n'ayant pas de contrôle de sortie, la véritable force de l'ordonnance vient des conséquences juridiques de sa violation et des outils décrits ci-dessous.

2. Mesures relatives au passeport

Le Programme de passeport du Canada applique des mesures de protection pour les passeports d'enfants. En pratique, les demandes de passeport pour un enfant exigent généralement le consentement des deux parents ou de tous les tuteurs, et un parent inquiet peut se renseigner sur le système d'alerte du Programme de passeport, qui peut signaler le dossier d'un enfant. Un tribunal peut aussi ordonner la remise du passeport d'un enfant ou qu'aucun passeport ne soit délivré. N'oubliez pas qu'un enfant binational peut avoir droit au passeport d'un autre pays — abordez ce point avec votre avocat.

3. La police, lorsque le risque est réel et imminent

Si vous pensez qu'un départ est sur le point de se produire, la police peut intervenir et, par l'intermédiaire d'Interpol, aider à l'échelle internationale. Une ordonnance du tribunal en main rend l'intervention policière bien plus efficace. La police ne peut pas agir sur une simple intuition — des preuves, et idéalement une ordonnance, comptent.

Ce que fait une lettre de consentement — et ce qu'elle ne fait pas

Une lettre de consentement de voyage documente l'autorisation pour un voyage précis. Elle est utile, mais le gouvernement du Canada précise clairement qu'elle ne garantit pas le retour d'un enfant. Considérez-la comme une couche parmi d'autres, pas comme le plan complet.

Les signes avant-coureurs ne sont pas une preuve

Des démarches concrètes comme un emploi soudain à l'étranger, la vente de biens, l'obtention des documents de voyage de l'enfant sans discussion, ou des propos affirmant que l'enfant « appartient » à un autre pays peuvent être des indicateurs de risque — mais ce sont seulement des indicateurs, pas des preuves d'intention, et la plupart des parents qui en présentent un ne prévoient rien. Si plusieurs apparaissent avec un conflit croissant, c'est le moment de parler à un avocat des protections légales possibles. Ne réagissez pas par la surveillance ni en violant les droits de contact de l'autre parent.

Ces informations sont fournies à des fins éducatives générales uniquement et ne constituent pas un avis juridique. Les lois et procédures varient selon la province et l'affaire. Si un enfant peut être en danger ou a déjà été emmené à l'étranger, contactez immédiatement l'Autorité centrale compétente, la police locale le cas échéant, les agents consulaires et un avocat qualifié.
Dernière vérification : 2026-07-05 · Sources : Gouvernement du Canada (travel.gc.ca ; directives du Programme de passeport), Justice Canada · Relecteur : relecture professionnelle en cours (bêta). Traduction de l'anglais revue et vérifiée sur le plan terminologique.